Après avoir été dès 1999 leader d'un collectif hip-hop dans le Jura, il décide de continuer seul son bout de chemin musical. Un premier album solo entièrement autoproduit, « Je la rêve », sort en 2002 et s’écoule à plus de 500 exemplaires. Bien reçu par les milieux musicaux concernés, cet opus permet à Sim’s de se frotter à plusieurs scènes romandes dont La Coupole de Bienne ou le Palladium de Genève, en première partie du groupe marseillais Chiens de Paille, entre autres.
En parallèle, Sim’s s’investit dans d’autres projets. Il anime ainsi un atelier d’écriture pour les jeunes à Porrentruy et collabore avec le guitariste de jazz Markus Moser (M25, Oua.ch) au sein d’un duo baptisé Jazz Meets Rap. En 2004, Sim's se voit remettre le prix de la culture de la ville de Porrentruy. Il intègre ensuite l’écurie de Polak Rekordz, basé à Neuchâtel. Sur ce label indépendant, Sim’s sort en mars 2006 son deuxième album intitulé « Etats d’homme ».
Plus abouti, ce disque est la preuve des progrès réalisés par le MC romand depuis ses débuts. Sans violence ni haine, posés sur des instrus majoritairement mélancoliques, ses textes dénoncent, chroniquent et (le) racontent. Preuve de la reconnaissance de Sim’s par ses pairs, le rappeur marseillais Sako, MC du groupe Chiens de Paille, se fait le co-auteur du titre éponyme de l’album.
Véritable affamé de scènes, Sim's sillone la Suisse au sein de plusieurs formations. Il soutient sur scène ses amis reggaemen jurassiens Los Bedjellòu depuis 2005, distille son duo-jazz Jazz meets Rap avec Markus Moser et entame de nouvelles dates avec le trio Oua.ch.
En 2006, il a multiplié les collaborations en Suisse, posant un morceau sur la compilation Clem's Prod On lâche rien, sur la compilation de DJ Oddrock Tripodd' en featuring avec Athénée (Armistice et amnésie), sur le prochain album de Deklin Lignes de vie ou encore sur le nouveau projet de PKH Prod.